1974

Auteur : David Peace

Editeur : Rivages

Après Jeanette Garland et Susan Ridyard, la jeune Clare Kemplay vient de disparaître sur le chemin de l’école. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée sur un chantier.
Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds. Noël approche. Edward Dunford, reporter à l’Evening Post, est encore un néophyte qui fait ses premières armes dans l’ombre du journaliste vedette de la rédaction, Jack Whitehead. Au volant de la vieille voiture de son père, il sillonne les routes de l’Ouest du Yorkshire à la recherche d’indices susceptibles d’éclairer les meurtres de ces trois fillettes. Au début, il croit seulement chasser le scoop, mais plus il enquête, plus il découvre que bien des choses sont pourries au royaume du Yorkshire : policiers corrompus, entrepreneurs véreux, élus complices…
Depuis ce premier volume de la tétralogie que David Peace a consacrée au Yorkshire, la réputation de l’auteur n’a cessé de grandir. Dès la parution de 1974, la presse avait été quasi unanime : « On ne saurait échapper à la musique d’une telle douleur », lisait-on dans le New York Times, tandis que Michel Abescat parlait dans Télérama d’un « requiem bouleversant d’humanité et de compassion »

1977

Auteur : David Peace

Editeur : Rivages

Sept. Le chiffre de l'apocalypse. 1977, l'année du Jubilé d'argent de la Reine et de l'Eventreur du Yorkshire.
Nous sommes de nouveau dans la région de Leeds, c'est l'été. Plusieurs prostituées sont assassinées ou victimes d'agressions. Lorsque le sergent Fraser est appelé sur la scène de l'un des crimes, il est pris de panique car il se trouve être l'amant d'une fille de joie de Chapeltown. Il n'est pas le seul. C'est aussi le cas de Jack Withehead, le journaliste arriviste de 1974. Tous deux sont des hommes blessés, hantés.
A mesure que l'on se rapproche des festivités du Jubilé, l'horreur s'amplifie. Quelles vérités le flic et le journaliste réussiront-ils à entrevoir dans un monde dominé par le mensonge et la corruption?
Deuxième volet de la tétralogie du Yorkshire, 1977 est une ode funèbre, une quête désespérée du sens. Malgré sa noirceur, il se dévore d'une traite car l'auteur est, avec Robin Cook, le seul romancier britannique qui ose dépeindre le mal dans ses nuances les plus extrêmes pour réveiller les consciences endormies. David Peace est aujourd'hui considéré comme l'un des talents marquants de la jeune littérature anglaise.

1980

Auteur : David Peace

Editeur : Rivages

Après l’été caniculaire de 1977, voici Leeds sous la pluie en 1980. A la radio, Yoko Ono dit : « Ce n’est pas la fin d’une époque. Les années quatre-vingt seront tout de même belles… » Sauf dans l’ouest du Yorkshire où les gens ont peur. Plusieurs années ont passé et les meurtres attribués à l’Éventreur continuent. Les femmes n’osent plus sortir le soir. La psychose grandit et la police demeure impuissante. Pis encore, le mal rôde au sein même des forces dites de l’ordre. La corruption est partout. Y a-t-il un flic honnête dans le comté du Yorkshire ? Il y a Peter Hunter, l’homme qui va enquêter sur les enquêteurs. Creuser à mains nues et ramener la boue. Creuser la tombe de ses collègues pourris ou la sienne ?
Comme dans les deux précédents volumes du Red Riding Quartet, David Peace confie la narration à un personnage, ici Peter Hunter, le directeur adjoint de la police de Manchester. Cette façon d’intérioriser le point de vue lui permet de brosser à petites touches sèches un tableau palpitant, écorché, violent, empreint de tout le poids de la subjectivité et, pourtant, parfaitement maîtrisé.
Plus encore que dans 1974 et 1977, David Peace nous donne ici la mesure du choc qui secoua l’opinion publique dans le nord de l’Angleterre pendant ces années où sévissaient une crise économique, politique et morale… et le véritable Éventreur du Yorkshire. C’est à un exorcisme littéraire que se livre l’auteur dans cette tétralogie.

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